 |
"Tout ce que tu feras sera dérisoire, mais il est essentiel que tu le fasses."
મોહનદાસ કરમચંદ ગાંધી |
La ville de Hampi offre un témoignage exceptionnel de la civilisation
disparue du royaume de Vijayanagar, qui atteignit son apogée sous le
règne de Krishna Deva Raya (1509-1530). C'est un remarquable ensemble
documentant un moment historique précis : l'alliance entre les royaumes
du sud de l'Inde, menacés par les musulmans, et les Portugais de Goa.
Le site austère et grandiose de Hampi, enrichi par le commerce du
coton et des épices, fut l'ultime capitale du dernier grand royaume
hindou de Vijayanagar. Ses princes fabuleusement riches construisirent
des temples et des palais dravidiens qui en firent l'une des plus belles
villes du monde médiéval. Elle a suscité l'admiration des voyageurs
entre le XIVe et le XVIe siècle, qu'ils soient
arabes (Abdul Razaak), portugais (Domingo Paes) ou italiens (Nicolò dei
Conti). Conquise par la confédération musulmane du Deccan en 1565, après
la bataille de Talikota, la ville fut pillée pendant six mois avant
d'être abandonnée. Ses imposants vestiges monumentaux, partiellement
dégagés et restaurés, font aujourd'hui de Hampi l'un des ensembles de
ruines les plus impressionnants du monde entier.
Les temples de Ramachandra (1513) et de Hazara Rama (1520), avec leur
architecture sophistiquée, où chaque élément de support est scandé par
des faisceaux de piliers ou de colonnettes en saillie sur les murs
richement sculptés, peuvent être comptés au nombre des plus
extraordinaires constructions en Inde. Dans l'une des cours internes du
temple de Vitthala, le petit monument figurant un char que deux
éléphants, sculptés en ronde bosse, luttent pour entraîner dans leur
course est une création insolite, parmi les favorites des touristes
d'aujourd'hui comme elle l'était des voyageurs du passé.
Derrière les temples, le complexe impressionnant d'édifices civils,
princiers ou publics (écuries des éléphants, bains de la Reine, Lotus
Mahal, bazars, marchés) se trouve à l'intérieur des fortifications
massives qui ne purent toutefois contenir l'assaut des cinq sultans du
Deccan en 1565.
Source : UNESCO/CLT/WHC
 |
"Appeler les femmes "le sexe faible" est une diffamation ; c'est
l'injustice de l'homme envers la femme. Si la non-violence est la loi de
l'humanité, l'avenir appartient aux femmes."
મોહનદાસ કરમચંદ ગાંધી |